Définition du Larousse : "Tendance à attribuer aux objets naturels, aux animaux et aux créations mythiques des caractères propres à l'homme"
L'homme a tendance à prêter au chien des sentiments humains et à le considérer comme un enfant : il le porte dans ses bras, il lui offre des peluches, il l'habille, il lui donne des bains, il le parfume, il lui fait des couettes, il lui raconte sa vie...
L'homme oublie que le chien appartient à une espèce différente de la sienne, qui obéit à des règles et des instincts tout à fait différents.
Prêter au chien une attention démesurée c'est engendrer des problèmes de comportement, comme l'hyper-attachement, une cause très fréquente d'abandon.
Comme l'écrit Joseph Ortega : La socialisation c'est apprendre à communiquer avec son espèce. Pour le chien, c'est également l'apprentissage des humains, les moyens de communication et les règles de vie dans un autre groupe que le sien.
La hierarchisation est obligatoire chez les canidés, elle doit être stable pour limiter les conflits dans le groupe. Elle débute chez le chiot et se fixe à la puberté. Certains maîtres ne réalisent pas qu'ils donnent des prérogatives à leur chien dans les domaines sensibles que sont : le contrôle de l'espace (le chien a accès à toute la maison y compris le fauteuil et le lit du maître : si on veut l'en faire descendre, il agresse..) l'alimentation (ill refuse qu'on s'approche de sa gamelle, mange avant ses maîtres, réclame - et reçoit - pendant que ses maîtres mangent, certains chiens ayant même leur place à table sur une chaise et sont nourris à la fourchette...) l'initiative des contacts (il impose sa présence lorsque son maître regarde la télévision, demande des caresses puis menace pour les faire stopper, refuse le contact de certaines zones de son corps, empêche son maître de parler à d'autres personnes...) l'expression de la sexualité (il monte sur la jambe du maître, refuse que son épouse l'approche..)